chère Nicole,
je reste en général prudent lorsqu'on me parle de poésie érotique. Je n'en suis que plus libre de te dire que je suis profondément sensible à la beauté de ton recueil.
C'est le chant de la nature humaine, intime et céleste à la fois, l'eau sensible d'une source filtrée aux strates de l'aventure humaine.
Quelques lambeaux de lumière que j'ai discernés, dans la forêt du texte, parmi tant d'autres, comme le cueilleur du petit matin discerne l'or de quelques chanterelles sous la lumière rase des premier rayons :
"avec juste ce qu'il faut de corps pour ne pas se perdre",
"tu m'as prise dans tes mots comme on prend une étoile",
"seule la guitare entend le songe secret des mains" que je ressens particulièrement car ma première sensibilité est musicale, il y a là une profondeur intime qui inclut et dépasse l'érotisme,
"en toi jaillit l'écho du puits", érotisme mais là aussi force et profondeur poétique.
Intelligence ne signifie-t-il pas "lire entre les mots"?
A chacun, chercheur d'or ou chercheur de champignons, d'extraire ses pépites ou cueillir ses girolles.
 
Avec mon amitié.
Serge

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