lieux blessés
EXPOSITION CLAIRE ATEMYZ
MAIRIE DU 4 e ARRONDISSEMENT DU 8 AU 30 AVRIL 2006
Lieux Blessés
Les friches périphéries oubliées retracent les trajets des fous, racontent les irréductibles solitudes. Ils sont rompus et brisés, dans l’enclave des murs, pour les observer, pour les contenir dans les anciennes léproseries. Enfermer pour être tranquille dans sa vie - l’inconscient - certains meurent de l'expérience. À la fin , le fou se bat contre les foules , les limites du regard, les gestes désordonnés, l'expression physique. Puis émerge la parole, le corps calmé, on entend quelque chose , on retrouve le chemin initial , la rue commune . Sur le trottoir d’en face qui appartient à l’autre, on vient voir, l' étrange maladie d' aller au travail ou de vivre dehors , ça fait souffrir, l'éternel combat qui déforme les lignes, l’idée de vivre quelque part où on sait déjà tout de la vie, on n’a plus sommeil, on a envie de casser la ville, on entend les murs qui commencent à bouger.
Pour réapprendre à aimer quelqu’un en grand danger, quelqu’un qui s'ouvre sans un mot, rien,,, ça dure le lien qu'on tisse avec les désirs de la vie , alors il faut être solide...quand on met d’autres mots, c’est de l'art , chaque oeuvre en contient une autre, par les reprises, les constellations , les jeux de miroirs, le reflet des variations subtiles, c'est comme une partition musicale avec les voix , les harmonies, les superpositions de tons.
quand on met d’autres mots, c’est de l'art, la lumière qui esquisse la mémoire.
Invisible.
Cuves
Nous voulons nous étourdir à force de lumière et de silence
toutes nos actions sont remplis du fracas des jours.
Pourtant ce qui coule dans nos rêves, nos instincts, notre imagination,, nos passions, nos créations implore une ombre , un effet de la lumière, et dans l' obscurité, cette nuit terrible, nous restons yeux ouverts dans la vérité du regard.
Dehors, une autre histoire attend.
Reflets
Vétusté-amorce d'existences immatérielles- désaffectées-délocalisées- abandonnées disparues
ré-apparues
repeindre murs, portes et fenêtres
quelques minutes, le temps d'acheter un pot de peinture
sortie blanche sans laisser de traces.
Tout ça a commencé avec le voyage chez les sauvages, les anciennes vérités, les feuilles vertes de l'espoir et de la beauté.
Outillage
Architecture- Matière brute – Rouille utopique
Vestiges- Industriels – Désaffectés
Exploration - Usine - Patrimoine - Ruines - Mémoire - Orpheline
Atmosphère- Itinéraire brut – rouille orpheline
Faille -ultime – collectif - murmure inspiré
soupir – aventure- histoire- souffle collectif
Liberté - Création brute – Rouille onirique
Terrain - Laboratoire - Création - Reliques- Mécanique- utopique
utopique -Onirique-utopique -Onirique-utopique -Onirique-utopique -Onirique-utopique -Onirique-utopique -utopique -utopique -utopique -utopique -utopique -utopique -utopique -utopique
Onirique-Onirique-Onirique-Onirique-Onirique-Onirique-Onirique-Onirique-Onirique-Onirique-
Mobilier façade noircie, coupes brisées, en l’état HS ancien lieux délaissés se pencher sur le déchet vide, inutile, inutilisé, disponible, appropriable spontanée informel l'occuper légalement ou non reconnaître les nouveaux lieux intermédiaires qui rassemblent les similitudes, les circulations de phrases arrachées sur le mur qui rapproche par affinités les traces lentes la marche humaine réelle différente ressemblante tête-bêche du manque au manque à l'envie d'émerger le désir vif de nouveaux frottements.
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