Elle défend la francophonie, les langues et les cultures menacées.
Lire la biographie complète
Pente de rivière divagante Tournoient jusqu’à l’éternité L’eau coule, l’eau roule Fleuve-torrent, lèvres-rives Animal sauvage courant-courage O courses folles ! Excessives torrentielles Je t’attends toi en moi O tendres folies d’aimer Car nous revenons de loin Jambes folles Mais notre marche s’allège Du bâton A notre confluence roule la crue Jusqu’au lit fluvial, digues naturelles Iles aux saisons d’eaux basses lit nuptial, rives cruelles rapide est le courant sauvage Je t’aime à l’estuaire de la passion chenaux et bancs de sable corps mouvant, émouvant de la source Eau Noire au filet mince qui jamais ne tarit Mes rêves, les volcans, leur étreinte Cônes abrupts, phonolithes, vents confus Vaste plateau aux neiges épaisses Dans le thalweg coule la Loire Entre les carapaces de basaltes Puis s’encaisse entre les roches du volcan Gorges étroites, resserrées entre les parois voie singulière âpre,... (Lire la suite)
Des fleuves La peur, l’accueil, le passage Quelque part, la peur renvoie ses ricochets vers la mer une orgie de peines aux aguets, de plaintes délirantes Inéluctablement le soir, la nuit accueille pose un drap sur le fleuve une autre vie commence, invisible on entend les feulements sur les branches cassées, des cris animaux de désir, de détresse, un monde en survie Puis la brume s'infiltre de ses longs filaments blanchâtres dans la nuit dépose son fardeau Les fleuves sont de grands chemins de ténèbres Au partage des eaux d'abord de la rivière : Même si quelques routes existent, cahotantes, les fleuves perdurent de toute leur puissance de peur et de vie. Semblables, dans leur parcours et leur dessin d’arabesques ils sont une évidence, d'une rive à l'autre, dans les estuaires, les méandres, les bras morts Il n'est même pas sûr que l’on soit sur la rive La terre commence à la berge, palpite... (Lire la suite)
#Critiques
FEMMAGE(S) Au nom de celles qui… Dessin de Pierre Cayrol 2018 AB Edition/association itinéraire 30650 Rochefort du Gard Dépeçage poétique du patriarcat Dans ce très beau livre d’art « Femmage(s) » Francine Caron, redonne éclat à la lettre E maltraitée par Perec (Georges, pas Marie-José !) et je ne sais dire si c’est une apparition ou réapparition, une entrée, une éclosion, une émersion ? Mots féminins de la réhabilitation, qui pour elle passe par une série de coups de gueule, car finalement le machisme entend il autre chose ? La société machiste dans laquelle nous vivons, entend-elle autre chose que cri, hurlement, plainte, clameur, braillement, criaillerie, appel, protestation, réclamation, pleur, vocifération, tumulte, récrimination, tumulte, interjection, gémissement, glapissement, acclamation, piaillerie, tapage, tintamarre, tollé, vacarme, lamentation, gueulement, aboi, alarme, avertissement,... (Lire la suite)