Qui aidera l’enfant dans la détresse du monde ?

Publié le 27 Juillet 2016

Un étrange calme monte

champs de blé

brouillard d’automne précoce

un chant intense irrigue le passage

Il énonce les traces jusqu'à la transparence.

Derrière lui une petite lumière

Une lumière très douce,

ose à peine briller.

Juste et fier, il appartient à l’enfance des solitudes

Notre enfant

En cette époque indigente,

De malheur

Il arpente les sentiers délaissés

il converse à mi-voix avec la nature

et ses esprits

il est toujours à l'écoute

du chant très doux

où le vent et la montagne s'appellent

et se répondent.

Entre les guerres

des contrées brûlent

la morsure de l'été

tant l’incandescence est vive là-bas

Le ciel vide, les oiseaux maléfiques

Berger qui n'a de cesse de reconstituer ton petit troupeau

Bon berger de tout le labeur de vivre

tes livres y sont interdits

mais viennent à toi

les jeunes gens éblouis par tes mots et par ta vie.

Le grand atelier dort encore sous la lune

mais tu es déjà en alerte

près du vieux poêle assoupi

face à la nuit qui couvre le monde

tu la creuses de ton regard intense

aux alentours du réel, l’invisible

le vent se lève sur le flanc de la montagne

tu y respires l’aurore qui s’avance

rose et douce en son enclos du ciel

elle frappe à ta porte

de fraternelle miséricorde

tu attends derrière la buée de la fenêtre

ne fuis pas

il y aura le lait et le miel dans la grotte secrète

une clairière de repos

des ombres lentes d’arbres

entrent par la fenêtre

ne fuis pas

une eau de solitude coule entre les pierres

tu connais ce chemin

qui entre dans la gorge étroite de la montagne

quand tu prends ton essor et te dresses

avec confiance, gravis

jusqu’aux strates de couleur-mère

ne fuis pas

l’aurore parait et donne à manger aux oiseaux

des mots d’azur et de lumière.

NB 27/07/2016

Rédigé par nicoletta

Publié dans #poèmes

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