Contribution au colloque du PEN écossais
6 et 7 Avril 2006
Thème : Les femmes dans la littérature aujourd'hui
Deux témoignages Afghanistan, Mexique
Nicole Barrière, poète, sociologue
Exposés de deux expériences de femmes militantes dans des contextes très différents
1. la conférence pour le droit des femmes à Kaboul en décembre 2003
Les femmes déléguées des différentes régions sont venues à Kaboul pour exprimer les droits qu'elle voulaient voir inscrits dans la constitution en train de s'écrire. Ces rencontres ont duré 3 jours, 3 jours de débat et d'exercice exemplaire de la démocratie dans un pays occupé et où s'exprimer pour les femmes met leur vie en danger.
La mémoire des femmes commence à l’origine des temps, le travail de la conférence est devenu un voyage à l’intérieur du voyage, un lieu de tous les voyages possibles, les retours à des lieux où la mémoire s’est perdue et que toutes, sommes venues rechercher.
Ces moments de rencontre sont aussi des épreuves de vérité, des points de départs, des parts de chacune offertes aux parts de nous-mêmes puisées aux sources de l'amour, aux sources dévoilées des souvenirs, ceux que chacune de nous porte et ceux que nous inventons ensemble.
Réclamés les droits des femmes concernent la non discrimination entre sexes, entre ethnies, concernant le droit des personnes et l’interdiction des trafics humains, contre les mariages forcés, l’accès à l’éducation et la santé.
Ce qui m’a le plus frappé, c’est la participation des femmes, plus de deux mille femmes sont venues sur les trois jours de cette conférence, avec des débats très animés, un véritable exercice démocratique où étaient débattus avec détermination les droits politiques comme la liberté d’expression (qui peut être d’avoir le droit de chanter à la télévision), de mouvement (d’avoir le droit de faire du vélo), de représentation au sein des instances politiques et de gouvernement, économiques, avec les droits à l’éducation à la santé et au travail.
Toutes les représentantes ont dénoncé les violences, les viols, les enlèvements et ont demandé une discrimination positive pour le travail dans les organismes gouvernementaux. Rentrées couvertes pour certaines dans la salle, elles se sont découvertes, ont pris la parole à la tribune et sont reparties découvertes, bien déterminées à lutter pour leurs droits ; il m’a semblé que l’espace de ces trois jours, il s’était opéré une transformation, comme si à l’entrée de la conférence elles devaient encore se protéger pour porter jusqu’au bout leur message.
Depuis que je défends la cause des femmes d’Afghanistan, j’ai toujours pensé à ce danger qui infecte l’humanité, cette exclusion qui est faite du pouvoir de certains hommes, de cette pulsion haineuse qui les habite et des violences qu’elle génère. Cette situation ampute tout humain de sa propre humanité, c’est un sentiment intolérable, une brûlure que rien n’apaise. Je pense alors à N et à son retour à Kaboul pour y demeurer jusqu’à ce que le droit des femmes soit reconnu dans son pays, je pense au travail courageux et risqué de S. et de C. qui pendant des mois ont fait se tenir des assemblées et des débats dans les provinces, instaurant une rupture contre le mépris et le traitement des femmes comme du bétail pour les élever à un travail de libération, d’apprentissage des droits, et de la liberté. Je pense à toutes des femmes rassemblées qui ont eu le courage de s’exposer, y compris dans leurs uniformes officiels, laissant tchadri et foulard pour montrer qu’elles sont des êtres humains et des citoyennes à part entière.
Mais plus que les témoignages ce fut en plongeant mon regard dans le leur où tant de non-dits s’échangeaient, tant de souffrances apparaissaient, à chaque fois que je repense à leurs visages courageux et fiers, je sais combien de tristesse et de fragilité ils cachent, je ne peux m’empêcher de pleurer, je crois que je pleure sur l’impuissance que j’ai ressentie, sur la proximité de condition qui est la nôtre mais je me souviens aussi de la prière des femmes « dites ce que vous avez entendu , faites savoir ce qui s’est passé là »
A cet égard le dernier jour de conférences fut exemplaire, il y avait là de la plus jeune, la jeune veuve H. pleine de détermination à la plus vieille, cette femme au regard pétillant et plein de bonté qui fut la première femme professeur à Kaboul et qui a enseigné à toutes les autres, ou cette autre aussi professeur et qui pendant la période taliban a écrit deux livres et fut dans les premières à sortir sans tchadri après leur chute. Elles étaient là, toutes pour voter la résolution pour leurs droits avec de vrais débats, un exercice de démocratie exemplaire et très fort que nous devrions leur envier , nous qui sommes abrutis par des journaux et des télévisions qui nous servent du prêt à penser et du "prêt à trembler"
Ces débats entre représentantes de dix régions ont abouti à une synthèse et une résolution finale. Cette résolution dit ceci:
Elle affirme le nom du pays: République d’Afghanistan (et non république islamique d’Afghanistan) et propose que le mot islamique soit enlevé de la constitution.
Elle demande: le droit à l’identité et à la citoyenneté officielle pour toutes et tous: il faut donner une carte d’identité à tous les Afghans, filles et garçons à la naissance,
L’inscription de l’égalité des hommes et des femmes sans restriction en indiquant le mot «femme»,
que soient interdits les trafics d’êtres humains.
Les langues officielles de l’administration seront le dari et le pachtoune, l’hymne national sera en dari et pachtoune et pourra être chanté par les femmes et les hommes.
Le droit à l’éducation, avec la scolarité gratuite et obligatoire pour tous jusqu’à 14 ans (le débat sur l’âge de fin des études a fait apparaître des demandes jusqu’à 18 ans, mais il a été objecté qu’il faut marier les filles ...et qu’il est inutile de maintenir à l’école des jeunes qui n’aiment pas les études),le droit d’étudier à l’université et obtenir des bourses d’étude, le droit aux études est aussi celui de la culture nationale.
Le droit au travail pour tous y compris les handicapés et l’interdiction du travail forcé et de l’esclavage (car il fut pratiqué par les talibans)
Le droit à la santé: le gouvernement doit donner les conditions d’une bonne santé, mais aussi de propreté et d’hygiène salubrité, assainissement, ramassage des ordures, lutte contre la pollution), et inscrire dans le droit à la santé que les femmes puissent être soignées par des médecins hommes ou femmes. Il est demandé la gratuité des cliniques, la création de centres de protection des mères et de l’enfant.
Il existe actuellement un débat en Afghanistan sur le modèle de système de santé et de son financement, le modèle Français est considéré comme le mieux adapté.
Il est demandé que l’Etat prenne en charge les femmes seules, veuves, les orphelins et les personnes âgées, à l’occasion de cet article il est demandé que la mention de «femmes sans tuteurs » soit ôtée car elle indique que la femme qui n’est pas seule a un tuteur et est donc considérée comme mineure.
Aujourd’hui rien ne précise dans la constitution la question de l’âge au mariage, il est demandé qu’il soit de 18 ans pour les filles et 24 ans pour les garçons, il faut noter l'insistance à demander l’interdiction des mariages forcés car actuellement il y a de nombreux mariages forcés avec vente des filles et polygamie.
Toutes les représentantes ont formulé cette demande, comme je m’en étonnais l’une d’elles m’a expliqué que la vente des filles était une pratique courante, que dans son village on avait vendu récemment une fille de neuf ans à un vieillard de quatre-vingt-cinq ans.
Divers :
Les femmes déléguées proposent que les gens instruits transmettent les connaissances aux autres en matière de droits car nul n’est censé ignorer la loi, il s’en est suivi un débat autour de la proposition que les mollahs aient ce rôle.
La représentation des femmes dans les assemblées, actuellement il y a trente-deux provinces et plus de deux cent cinquante districts, il est proposé qu’on passe de une à deux la représentation des femmes par district.
Les femmes doivent pouvoir accéder aux plus hautes fonctions politiques : droit d’être première ministre, présidente, sans discrimination d’ethnie.
En matière de justice que sur les neuf membres de la Cour Suprême, un soit une femme
Dans l’administration, que sur les trente-deux gouverneurs, certains puissent être des femmes et que les missions des gouverneurs soient clairement précisées.
Proposition d’un quota de 30% de femmes dans les assemblées provinciales (proposition faite par le président des avocats)
Il en est de même pour les conseils de villages et les districts ainsi que la possibilité d’être maires pour les femmes.
Demande que soit versé un salaire aux familles des martyrs et aux femmes en prison (incarcérées sous les talibans et qui n'ont pas encore été jugées)
Demandes du statut des enfants quant au nom qu’ils porteront lorsque des femmes ont été mariées de force à des talibans et sont devenues mères.
Il est proposé que le roi Zayer Shah soit "le père de la nation" et Massoud "héros national"
2. HISTOIRE DE LA RENCONTRE INTERNATIONALE FEMMES POÈTES DANS LE PAYS DES NUAGES (MEXIQUE)
La Rencontre Internationale « Des femmes Poètes dans le Pays des Nuages » est menées à bien chaque année et réunit, dans la région Mixteca d'Oaxaca, des centaines d'auteurs de tout le Mexique et de beaucoup de nations.
La caractéristique essentielle de cette activité culturelle est le rencontre qui se produit entre les intellectuelles qui sont des auteurs de la poésie contemporaine dans diverses régions du monde avec les Communautés indigènes, propriétaires d'une histoire, un art et de multiples traditions d'origine millénaire.
Jusqu'à présent plus de 150 peuples mixtecos ont pris part en qualité d'hôtes, mais l'impact et l'enthousiasme ont été tels, que cet événement a eu dans beaucoup de Communautés, qui fréquemment ont reçu des demandes d'autres populations qui veulent s'ajouter avec leur hospitalité et leur coutume.
En même temps, ce sont déjà plus de 900 poètes de 64 pays jusqu’à cette date sont venues jusqu'aux Communautés clouées dans la cordillère mixteca.
POÈTES EN DIRECTION DES PEUPLES
L’engagement de tout un peuple dans la poésie est impressionnante, les différentes interventions et récitals que nous aurons, verront se répéter cet enthousiasme et cette foi d’habiter poétiquement le monde.
Le document (en annexe) éclaire bien la philosophie des rencontres des femmes poètes au pays des nuages, c'est un travail extraordinaire réalisé depuis 13 ans et qui est exemplaire dans beaucoup de domaines.
Partir de l'art et de la culture n'est pas aujourd’hui la façon dont le monde s'y prend pour bâtir la civilisation, il y a une telle dictature de l'économie et de la guerre que l'oasis ainsi créé dans les communautés indiennes des mixtecas devrait être multiplié et reproduit dans de nombreux endroits, c’est une base de travail qui devrait être relayée en de nombreux endroits exclus.
Cette expérience inoubliable est un exemple, y compris pour les politiques impuissantes face aux banlieues qui flambent. Car si on analyse cet exemple : il part d’un territoire, très exclu, il se fonde sur un mode de pensée universel tant dans la philosophie, la cosmologie mixteca, par le vecteur qu’elle utilise, la poésie, par l’organisation à la fois complexe et très peu coûteuse qu’elle met en œuvre.
Au départ, le local décide de mettre en place un événement de culture en s'adressant aux femmes-poètes du monde; en accord avec sa tradition, il mobilise à la fois les populations, les institutions et met en interrelation les sphères publique, privée et domestique dans une perspective durable et de production de capital social et de bien publics.
Mais cette expérience va plus loin puisqu’elle s’adresse par delà les frontières, aux poètes du monde entier, faisant ainsi le passage du local au global, mettant ainsi en avant le rôle du culturel dans une dynamique de création de ressources.
Il est difficile d’identifier et de rendre compte des effets produits. Toutefois cette expérience de "vivre ensemble" a pour idée que le lien entre les personnes fonde le capital social d’un peuple et est garant de sa survie.
Il implique de penser autrement le monde, d’être à son écoute non pas par les seuls critères économiques dont on voit bien la limite et l’effet destructeur qu’ils induisent sur l’avenir du monde.
Hommage aux Femmes-Poètes au pays des nuages
La poésie sert à voir autrement le monde, il n’y a pas que la mondialisation, la guerre, il y a la profondeur de l’âme des peuples ; dans les différents pays où j’ai voyagé, j’ai rencontré des femmes différentes : toutes celles que j’ai rencontrées, travaillaient pour la vie et pour la paix.
Des femmes Poètes dans le Pays des Nuages : j’ai vécu cette expérience communautaire des poètes femmes du monde entier avec les Communautés des mixtecas du sud-est du Mexique de la région d’Oaxaca.
La poésie a surgi des montagnes bleues, « le pays des nuages ou le pays de la pluie » , pas de l'imagination fertile d’un philosophe, mais bel et bien de l'observation d’un indien nomade , sans aucune autre ambition qu'un plat de nopales et une poignée goyaves, à moins que ce ne soit de l'esprit d'orientation de quelque « campesinos » aux mains calleuses, ou de quelque tisserand intrépide, ou d’un potier de céramique . Le pas des bergers et le sillage des avions s'inscrivent dans les constellations : en se guidant avec les étoiles, l'esprit du voyageur survit au voyage.
Le temps, l'espace, la distance offrent aux poètes un œil, plus lucide que l'œil du regard. La poésie naît lorsque le regard se tourne vers la Lune, y voit les montagnes : qui sait alors si la Lune fait partie de la Terre ? Qui sait alors si la Terre est céleste.
Ce qui est ici est ce qui est là-bas. Ce qui n'est pas là-bas n'est nulle part. Je lis le monde visible, le ciel intelligible avec les nouveaux secrets du destin.. A l’école des indiens mixteca, j’ai appris la cosmologie, les particules de l’humain et du poète confondues, les forces de la nature unies par le langage, les forces du poétique guéries d’une possible extinction de voix.
À l'œil sec des écrans de télévision, le monde se présente disloqué et en détresse. En détresse sont les humains qui brûlent d’une absence de devenir.
Le pays des nuages fait partie de ces sociétés d'étoiles qui perdurent tant elles sont éloignées mais présentes. Dans la rage froide d'expansion qui saisit le monde, que devient l'être pour qu'il ose encore le pays du poème, l’évocation de la nature et la présence rouge des résistances ?
Quelle est ce continent dont le rivage se colore d’ocre, s’ourle de brume et brûle au zénith. Pas d’illusion : poètes et indiens, avons la même âme et le même droit au ciel. L'unité du monde est poésie car l’être exprime le vrai par la voix du poème. La poésie et le vrai se confondent, se retrouvent un et multiple au regard de la Lune, la Lune parcelle de terre où l’humain se regarde.
Mystique des nuages, des montagnes bleues, des villages recroquevillés au sein des vallées après des kilomètres de route, des villages endormis à l’heure blanche : à bien y regarder, ce pays mixteca donne matière à la vie, n’a d'autres sens que l'humain. La poésie résout dans le langage les histoires des hommes lorsque la langue interdit de penser.
Sans chercher mon salut dans la cosmologie des indiens mixtecas, j’ai trouvé des images plus grandes, l’indispensable produit de la rêverie, l'objet du songe avec le visage de l’enfance et la nuit, pure, apparente, comme un jour vu de dos où la poésie ne se couche jamais et ouvre son œil invisible.
Les métaphores fragiles et envahissantes, les histoires dont les témoins sont supprimés, le sentiment obscur, poétique et mythique de l'Univers, je les ai oubliés avec car la vérité du cœur chevauche la lumière, le rêve lumineux fleurit en poésie absolue.
J’examine la toile du ciel et l’habit des étoiles, je médite l’espace des rassemblements, place des villes, place des villages , place des écoles , place des églises , place des couvents je vois avec l’intense regard mixteca l’univers. Je contemple l’espace-monde, ne sais ce qu’il contient, ne sais s’il est ouvert ou fermé, ne sais s’il se dilue ou va renaître, ne sais si la jeunesse attentive et turbulente qui accueille la poésie aux jours d’orage de l’adolescence, coupera le bois du temps.
Après la mort, quelle volonté sert de guide aux guetteurs du ciel : la poésie est faite de milliers de vies de poètes lorsqu’une seule l’interprète pour toutes. Attachées à la l’encre laborieuse de la page, elles tournent à l'unisson Elles font le temps l’élévation des âmes, elles font vivre de mille projets, au bout desquels elles embrassent la fumée et la lumière.
Cet ordre caché, il faut être pur pour l’ entendre, elles n’ont d’autres ressources que d’extraire des scories, de la gangue des mots, l’or de leur étrange idéal, elles se noient dans la nuit pour naître, alors que d'autres s'y enfoncent pour mourir. Elles affrontent mille tortures et n’en sont que plus humbles, à fréquenter assidûment les étoiles, elles en ont recueilli la lumière.
Ô nuit qui loge tout en haut le rêve, là où les amants ne veulent pas être dérangés. Animal qui se nourrit de vif et d'argent, parle pour elles. Parle aux étoiles.
ANNEXE
Origine et caractéristiques :
-
cette rencontre a été créée en 1993 par le Centre d'Études de la Culture Mixteca et il est mené à bien dans une région où la population est d'ascendance principalement indigène et manque d'alternatives culturelles.
-
chaque année les poètes sont reçues par les Communautés des mixtecas et font un échange d'expressions artistiques contemporaines avec les manifestations culturelles traditionnelles.
3. les poètes participant proviennent de toute la république et de beaucoup autres pays, la partie essentielle de la rencontre est menée à bien dans la région Mixteca d'Oaxaca, mais aussi a des extensions dans divers forums populaires et universitaires, pour terminer avec un récital de clôture dans le Palais de Beaux Arts.
Objectifs Communautaires :
-
créer un projet culturel de grandes dimensions dans une des régions les plus pauvres du pays et historiquement en marge de la politique culturelle.
-
développer une rencontre de poètes qui a réellement accès au coeur de la Communauté et ne passe pas inaperçue pour la population hôte comme il arrive normalement avec tout type événements et festivals culturels . Insérer les Communautés des mixtecas dans un projet qui les met en contact avec des expressions d'art et de la culture qui sont normalement niés.
-
démontrer que les grands projets culturels ne sont pas exclusivement le fait des grandes capitales et des cathédrales culturelles.
-
approcher dans un mouvement d'égalité exacte, des auteurs de la poésie contemporaine avec les expressions l'art et de la culture indigène du Mexique.
-
promouvoir les expressions de l'art, et dans ce cas la poésie, entre les secteurs de la population qui par leur situation géographique, économique et politique ne reçoivent pas les bénéfices des institutions culturelles.
Objectifs Littéraires :
-
créer au Mexique une Rencontre Internationale qui réunit chaque année les plus importants auteurs de la poésie contemporaine.
-
promouvoir la création poétique et promouvoir la consolidation des femmes poètes.
-
lier le poète avec la Communauté à travers l'échange de propositions, récitals, des ateliers et des séjours dans les maisons -mêmes de la Communauté.
-
procurer la communication, l'échange de projets et les visites entre les poètes de diverses nationalités.
-
définir que le rôle de la poésie correspond dans le développement d'un peuple à travers la sensibilité de ses individus.
6. démontrer qu'il existe beaucoup poètes dont l'oeuvre atteint une qualité très haute, mais n'est pas connue par le manque de diffusion et d’attention des éditoriaux et des institutions culturelles.
Résultats :
-
on a créé un projet culturel sans précédent, de très haut niveau et avec un esprit profondément communautaire.
2. on a soutenu pendant 13 années en manière ininterrompue et contre vents et marées, une rencontre que la Communauté soutient maintenant et défend.
-
jusqu'à présent on a obtenu la présence de poètes provenant de 42 nations.
-
on a obtenu la participation de 150 Communautés mixtecas, comme hôtes de la rencontre.
-
on a obtenu d’ influencer de manière déterminante la poésie qu'écrivent les femmes dans beaucoup de parties du monde.
-
on reçoit chaque année au moins 500 propositions de poètes du Mexique et du monde qui veulent faire partie de la Rencontre.
-
d'autres rencontres de poètes sont apparues inspirées de ce format qui permet réellement le rapprochement avec la Communauté et organisés par des poètes qui ont été dans cette rencontre. (l'Argentine, le Costa Rica, Ciudad Juarez, Chiapas, la France, la Suède et l'Uruguay).
-
on a réveillé un intérêt surprenant de la jeune population.
-
cette rencontre a donné de la vie à d'autres projets comme : Lulindí : le festival des prodiges, que présente l'art et la pensée par le biais des enfants, et le Prix au Lecteur, qui n'a pas non plus de précédents.
Perspectives
-
nous voulons diriger cette rencontre et la consolider comme le plus important dans leur spécialité au niveau international.
-
la poésie écrite par des femmes devra trouver sa reconnaissance à travers la diffusion de l'oeuvre des participants.
-
cette rencontre peut être étendue à tout le pays, comme il a été déjà fait durant l'année 2000 envers 24 états de la république durant l'année 2000. (Chaque organisme peut recevoir à un groupe des poètes participant et de cette manière couvrir symboliquement le pays avec la poésie écrite par des femmes).
-
Cette rencontre motivera le surgissement nouvelles de poètes et la consolidation de d'autres beaucoup.
-
Il est nécessaire de s'occuper de la demande de participation que nous font les Communautés.
-
Nous avons besoin d'étendre notre capacité pour recevoir à un nombre plus grand des poètes qu'ils nous envoient leur proposition de participation.
-
L'édition d'une mémoire est nécessaire qui fasse le compte rendu de la pensée et de l'oeuvre poétique des poètes qui ont pris part aux 13 premières de cette Rencontre.
-
Cette rencontre a dépassé nos espoirs en se transformant une référence culturelle très importante dans beaucoup de parties du monde et nous voulons seulement avoir la capacité de recevoir de la meilleure manière les poètes participants.
-
Nous devons être de bons hôtes, en offrant des services de logement, alimentation et transport local de meilleure qualité, pour correspondre à l'effort que chaque poète fait en couvrant les coûts de son transfert au Mexique.
-
Il Convient de consolider le Prix Continents, lequel, par son format, promeut une très haute participation poètes, hommes et femmes, de beaucoup de parties du monde et dont la récompense consiste seulement un voyage international pour prendre part un certain congrès de poètes.
Document transmis par Emilio Fuego, Directeur des rencontres
Derniers Commentaires